lundi 8 novembre 2010

la base du développement africain c'est la ressource humaine

Philippe Hamelin
Secrétaire exécutif du département de soutien et formation des communautés du sud dans le programme du ministère français des affaires étrangères et européennes
 «La base du développement urbain c’est la formation des ressources humaines»
Cet atelier, est inclus dans un vaste projet  du Corus & Aires-Sud, financé par le ministère des affaires étrangères français à hauteur de 8 millions d’euros soit environ  5 milliards de francs Cfa, pour le soutien de 82 projets thématiques à travers l’Afrique donc l’essentiel est dévolu à la gouvernance urbaine en Afrique. On est dans la phase de valorisation de ces projets. Ici au Cameroun on a choisi la ville de Dschang parce que c’est une ville qui est dans une zone très peuplée en Afrique et qui avait un programme Aires-sud centré sur cette thématique qu’est la gouvernance urbaine en Afrique. Je pense qu’aujourd’hui la décentralisation qui se fait déjà ici est très importante en Afrique tout comme la gouvernance urbaine. Les villes vont croître très rapidement en Afrique et si ça continue à croître de façon désordonnée, ça  va être un frein au développement. Si on veut ici au Cameroun être un pays émergeant d’ici à l’horizon 2030 - 2035, il faut que ces villes soient à pu près ordonnées.  Il faut qu’on ne perde pas par exemple chaque jour 3 à 4h dans les transports, pour aller par exemple au boulot le matin parce que ça épuise tout le monde. Il faut qu’il y ait un minimum d’accès aux services de base que sont l’électricité, l’Internet et les autres moyens de communication, l’assainissement de l’eau; parce qu’il faut que l’on ait l’accès à l’eau potable d’un côté et que l’on traite les eaux usées pour éviter la pollution et les maladies de l’autre côté. Il faut aussi que la liaison des villes avec le monde rural soit important, que les universités facilitent la production et les villes la consommation. Que les villes ne consomment pas seulement les produits importés, mais aident aussi au développement rural. On a besoin d’une bonne gouvernance. C’est un processus qu’il faut planifier parce qu’on ne peut pas avoir des laisser-faire. Le rôle de l’université c’est de former. On est au début de la décentralisation  et il va falloir former des cadres. Les ministères aussi ont besoin de cadres. Le rôle de l’université c’est aussi de faire de l’expertise et de mettre à la disposition des municipalités et des ministères, des résultats de sa recherche, pour qu’on progresse dans ce schéma de gouvernance. La base du développement c’est quand même de former des ressources humaines.   



une fillette de 7 ans violée par son "tuteur"

Bafoussam
Une fillette de 7 violée par son tuteur
«Tagne Serges, se trouve actuellement en garde à vue dans l’une des cellules de la brigade ter de Bafoussam. C’est de justesse que les gendarmes ont extrait ce présumé pédophile de la justice populaire dans la matinée du lundi 25 octobre 2010. Tout est parti d’une dénonciation de Victoire Tagne, qui est l’épouse de Serges Tagne. Cette dernière qui officie comme gouvernante dans une grande maison où elle est également logée, a constatée que son époux devenu tuteur de la maison depuis le décès de la propriétaire des lieux, abusait sexuellement de la jeune Modjio Evita. La victime qui est tout juste âgée de 7 ans, est élève au cours préparatoire à l’école privée laïc le prestige. Le récit pathétique des multiples fois où elle a été prise par son bourreau de tuteur, a poussé la foule effarouchée, à surmonter la bravoure des hommes en tenue pour de nouveau assener quelques coups au sieur Serges Tagne. «Il me couchait au lit et il jette mon caleçon au fond du lit, et il me dit que, après tu prends. Après il monte sur moi et il prend la couverture de ta Vic pour essuyer la bouillie qui est sortie sur lui»  
Dit la petite. Ce dernier, n’a pas nié les faits. Il s’est même empressé de dire aux enquêteurs qu’il n’a transmis aucune maladie vénérienne à sa victime, lorsqu’il a été question d’envoyer la petite Evita à l’hôpital afin qu’elle puisse y passer les examens nécessaires.  Cet homme qui brise et vend le soya la nuit devant un bar, avoué qu’il profitait de l’absence en journée des regards curieux, pour accomplir sa basse besogne
Honoré Feukouo

Ouest; les bandits dépouillent les églises en série

Ouest
Soixante millions emportés dans les églises catholiques
C’est le bilan d’une série de coups effectués de manière successive par les bandits
Les bandits qui dévalisent les églises en série ces derniers temps dans la région de l’ouest, utilisent à quelques exceptions près, le même procédé. Ils débarquent toujours au moment où le clergé au grand complet est autour de la table pour le repas du soir. Bien renseignés, ils arrivent aussi au moment où, des «invités» quelques peu fortunés sont en visite dans ces presbytères. C’est ainsi qu’armés des fusils de fabrication traditionnelle, des machettes et des couteaux, ils tiennent sous leur menace les habitants des lieux, pour effectuer la fouille des personnes présentes et des locaux. Ils emportent comme magot des téléphones portables, des ordinateurs, des objets de décoration en matière de qualités qui permettent d’habiller les églises et d’argent des personnes présentes qu’ils complètent en visitant les caisses de l’intendant de la paroisse. Ils repartent le plus souvent à bord du matériel roulant de l’église qu’ils abandonnent quelque part, tout comme ils enfermant tout le personnel trouvé sur place dans l’une des chambres de l’église avant de vider les lieux.
L’ancien premier ministre Rwandais le Dr Dismas Nsengiyaremye et son frère Emmanuel Munyankumburwa, qui sont venus rendre visite à leur compatriote l’abbé Jean Paul Nsanzimana, ont été le vendredi 22 octobre 2010, des acteurs passifs de ces bandits. Ils étaient occupés à prendre leur repas vers 19h, lors que les brigands ont fait irruption dans la salle. Ils sont repartis après avoir soulager de plus de 2 millions de francs, les invités et  les prêtres de la communauté des Lazaristes qui dirigent la paroisse du mont Carmel situé à l’entrée de la ville de Bafoussam. Les paroisses saint Antoine Depadoux de Bamendjou, Saint Denis de Batcham Fiela, saint Barthélemy de Bahouan, sainte Cécile de Kouogouo et de Batcham, ont subis des coups similaires. Le père Michel Toukam de la paroisse Sainte Cécile de Kouogouo Bafoussam, se rappelle que les bandits ont vidé son domicile et ses bureaux, juste au moment où il présidait la messe du soir le Vendredi 15 octobre 2010. Le temps de constater les dégâts après le culte, que les mêmes bandits arrivent en nocturne,  pour emporter les ordinateurs et les autres outils de valeurs qu’ils avaient laissé lors de leur premier passage. A Banga le 14 octobre dernier, 3 de ces bandits sont allés en éclaireurs. Le premier était vêtu comme un prélat et les 2 autres en tenue de l’armée, s’affichaient comme ses adjoints.  Dès que le portail a été ouvert, ils ont tôt fait de sortir leurs armes et de fouiller les lieux. Parmi les brigands qui ont été identifiés respectivement à Bahouan et à Batcham, certains sont reconnus comme des anciens chrétiens et employés de l’église. C’est pour cela que André Tassa le président du comité paroissial Justice et Paix au diocèse de Bafoussam, pense que le recrutement des vigiles, n’est pas la solution idoine. Au décompte actuel, le secrétaire à l’éducation privé catholique le père Kengne Tchamou Gabriel, considère que ce sont des énormes sommes d’argent qui ont été emportés. Le total des pertes, serait au delà de la somme de 60 millions de nos francs.
Honoré Feukouo

Abbé Robert Mathurin Kenfack
«Il faut que l’église prenne ses responsabilités en main»
Le vice responsable de la communication diocésaine de Bafoussam, déplore les attaques en séries des milieux religieux
 Le fait que les bandits s’attaquent aux institutions religieuses surtout catholiques, est devenu une loi des séries dans la région de l’ouest. Que dit et pense l’église à ce sujet ?
On ne peut pas rester insensible à des choses comme ça. S’il  y avait un message à dire, je n’hésiterai pas de dire à ceux qui sont entrain de perpétrer des actes comme ceux là, qu’ils sont entrain de voler dans leurs propres poches. Parce que ce qui appartient à l’homme appartient à Dieu, et ce qui appartient à Dieu, appartient à l’homme. Il faut savoir respecter ce qui appartient à Dieu parce que c’est ça que Dieu donne à l’homme. Si l’homme vient l’arracher par lui-même, c’est une malédiction qu’il est entrain d’attirer vers lui. Quand on s’attaque à Dieu ; je pense que c’est une façon de se moquer soi même. Je voudrai penser que en réalité le problème est une réaction qui affecte le temps et qui est entrain de prendre une autre dimension. C’est la dimension des personnes affamées, éprouvés et frustrés, qui à la longue, vont progressivement dans une certaine recherche de solution, et de plus en plus, ils n’en trouvent pas de satisfaisantes et commencent à aller jusqu'à se dire j’imagine, qu’il faut aller vers les milieux les plus juteux. Ils se disent que la mission est certainement le lieu qui est en même temps le riche et le fragile. Ils se disent que c’est facile de s y attaquer parce que en même temps, ils trouveront davantage ce qu’ils cherchent, et la meilleure brèche pour l’avoir. Parce que la mission a toujours été considérée comme le milieu où on a le plus facilement ce qu’on veut obtenir. Même si cela commence à devenir une particularité, c’est d’abord une généralité. C’est une réaction qui devrait être vue comme une recherche des solutions aux problèmes de la misère dans un pays. Un problème qui devient très sérieux, mais qui ne préoccupe pas en réalité ceux qui devraient intervenir pour cela.
Est-ce que l’église et tout le clergé n’envisage pas à songer à une solution comme l’autoprotection?
C’est vrai que quant il y aune insécurité, on doit absolument penser à faire quelque chose.  Et l’église même a déjà pensé à mettre sur pied des stratégies de sensibilisation. Que l’église soit aujourd’hui attaquée, ça devrait être aujourd’hui une chose préoccupante parce que, s’attaquer à l’église c’est s’attaquer à Dieu. Et on est tous d’accord que l’église c’est un peu le lieu où tout le monde se replie quand les choses vont mal. On a même vu dans des situations de guerre, que généralement, l’église est un peu comme le lieu le plus sécurisé et qu’on s’y réfugie avec la certitude d’être entré dans les bras de Dieu. Malheureusement, avec ce qui est entrain de se faire, on ne peut passer que par une sensibilisation. Les prisonniers et les brigands, sont les enfants de Dieu, et s’ils se considéraient comme tel, ils ne viendraient pas à l’église arracher ce qui appartient à Dieu. Ils devraient plutôt trouver le moyen de donner à l’église de pouvoir continuer de dire ce que eux n’arrivent pas à dire. Encore faut t’il que l’église prenne ses responsabilités en main. Par rapport à la sécurité, on n’est jamais bien sécurisé, mais on doit passer par la prière, la sensibilisation et le minimum de sécurité matérielle qu’on peut  avoir, quitte à ce que les gens prennent surtout conscience qu’ils doivent respecter ce qui est à Dieu. Ils peuvent venir autrement que comme brigands. Si jamais ils avaient le courage de se rapprocher de Dieu, je pense qu’ils trouveraient même la solution à leurs problèmes.
Propos recueillis par Honoré Feukouo

l'ambassadeur d'Italie lance l'université de Dschang

Coopération Cameroun –Italie
500 étudiants émigrants camerounais ont été accueillis en Italie cette année
L’annonce a été faite par l’ambassadeur d’Italie lors de la semaine de la langue Italienne que commémore depuis 10 ans à l’université de Dschang
C’est dans la lignée de ses prédécesseurs, que son excellence Stefano Pontesilli, le nouvel ambassadeur d’Italie au Cameroun, a présidé la 10e  édition de la célébration de la langue italienne au Cameroun le jeudi 28 octobre 2010 dans la salle des spectacles de l’université de Dschang. Le diplomate qui a présenté ses lettres de créance au chef de l’état Camerounais la semaine précédente, effectuait ainsi comme il l’a lui même précisé, sa première sortie officielle depuis sa prise de fonction. L’occasion a été saisie par  le recteur Anaclet Fomethé de L’université de Dschang, pour apprécier la bonne collaboration, qui règne entre l’institution qu’il dirige, et des universités du même acabit en Italie. «Des échanges d’étudiants, sont fréquents et actuellement, 3 doctorants d’Italien, poursuivent leurs travaux de thèse au sein de notre institution»  le Pr. Anaclet Fomethé qui le mentionne constate aussi que c’est un partenariat qui en plus de la langue, promeut les échanges culturels et d’expériences dans le domaine universitaire et de la production. C’est ainsi que les facultés de sciences, de médecine et d’agronomie de l’université de Dschang, bénéficient de plusieurs appuis des universités sœurs d’Italie, pour asseoir son volet professionnalisation. Sur le plan linguistique, la faculté des lettres et sciences humaines par la voix de son doyen le Pr Robert Charles Dimi, a rappelé qu’ils sont passés de 10 étudiants lors de l’ouverture de la filière Italien en 1996, à 125 étudiants actuellement. Stefano Pontesilli, a apprécié cet effort de maîtrise de la langue italienne, devenue incontournable, pour ceux des multiples Camerounais qui veulent aller en Italie. Son excellence Stefano Pontesilli qui a fortement ovationné le fait que les étudiants de Dschang exécutent à la perfection l’hymne national Italien,  a mentionné le fait que cette année, son pays a accueilli 500 jeunes camerounais, ce qui place l’Italie loin devant la France en terme d’accueil des Camerounais,  avec un quota supérieur même à la norme européenne. «Nous sommes entrain de réfléchir sur le problème d’emploi des étudiants, et notre volonté est de convaincre le gouvernement Camerounais à adopter l’Italien comme l’une des langues enseignées au cycle secondaire.» a évoqué le diplomate, aux étudiants qui se sont spécialisés au sein de l’université de Dschang, à l’étude de l’Italien. I
Pour clore cette semaine qui a commencé le maedi 26 octobre 2010 par un long débat sur l'immigration, le chef de la diplomatie italienne au Cameroun a remis à la bibliothèque de cette institution, une consistante documentation, qui sera mise à la disposition des apprenants.
Honoré Feukouo

un enfant se noie dans une marre d'eau


Bafoussam
 un enfant retrouvé noyé dasn un cours d'eau
Landry Nguedia (7 ans) a été retrouvé sans vie, baignant dans le cours d’eau qui se trouve juste derrière la chefferie Baleng le samedi 30 octobre 2010. La découverte de ce corps, survient après une longue battue qui a débuté le vendredi 29 octobre 2010. Ses parents ont lancé un SOS de recherche, après avoir constaté que leur fils n’avait pas regagné le domicile à la fin de la journée de classe. Ceux qui ont découvert ce corps, trouvent qu’il n’avait sur lui, aucun signe d’une personne mort par noyade. «Il avait les yeux fermés dans l’eau, et aucune goutte d’eau n’est sortie de sa bouche lorsqu’on lui pressait le ventre» commente l’une des personnes qui ont découvert le corps.
H F

vainqueur de la coupe du Cameroun de football, Fovu est accueilli à Bafoussam en héros

Bafoussam
Fovu de Baham accueilli en grande pompe
C’est un impressionnant cortège accompagné d’un vacarme de joie, qui a escorté le vainqueur de la coupe du Cameroun dans la capitale régionale du Cameroun.
Le capitaine Meuteing, le buteur en or Owona et le joueur homme du match Konguep Efalla ont été les plus ovationnés lors de la présentation de l’équipe victorieuse de la coupe du Cameroun de football dans la salle des banquets de la région. Cette présentation des joueurs  faite par le coach Joseph Atangana, se déroulait juste après la présentation de l’équipe administrative par Joseph Ouohouo Tama, le directeur administratif de l’équipe de la grotte sacrée de Baham. C’était tard dans la nuit le lundi 1er novembre 2010 dans la salle des banquets de la région de l’ouest. Le gouverneur recevait pour l’occasion, l’équipe de Fovu de Baham.
Le cortège de l’équipe double vainqueur des éditions 2001 et 2010 de la coupe du Cameroun de football, est arrivé au lieu dit échangeur de Bandjoun vers 17h. Sur place, de nombreux fans attendaient depuis 14h. A l’arrière d’un véhicule pick up, qui roulait juste devant le car transportant le reste de l’équipe, le capitaine Meuteing et le gardien Konguep Efalla, brandissaient les 2 trophées acquis lors de cette finale. Des multiples engins roulant avec en première place les mototaxi men de Baham, Bandjoun et Bafoussam, ont pris la tête de l’escorte. Amassés le long des 2 côtés de la route, les fans lançaient en direction du car des joueurs en guise de bénédiction, des branches d’arbres de paix, ou brandissaient tout simplement le drapeau du Cameroun tout en exprimant à haute voix leur joie. Certains courraient après le car en scandant les noms des joueurs de l’équipe de Fovu de Baham. C’est après avoir effectué dans cette ambiance festive le tour de la ville de Bafoussam à 2 reprises, que le cortège s’est ébranlé vers les services du gouverneur pour la présentation officielle du trophée à Dieudonné Samuel Ivaha Diboua.
Honoré Feukouo



Joseph Ouahouo Tama Directeur administratif Fovu de Baham
Nous sommes heureux d’être ici devant vous avec la coupe du Cameroun. Nous certifions que le gouverneur de la région de l’ouest a été pour beaucoup, il nous a remonté pendant les instants difficiles. Pas plus tard que ce matin (lundi 01 novembre 2010 (Ndlr), le ministre des sports a sommé la Fécafoot de revoir la situation de Fovu. Cette année nous avons le défi de gagner la première place du championnat de football première division et la prochaine coupe du Cameroun.

Samuel Dieudonné Ivaha Diboua Gouverneur région Ouest
Nous sommes heureux de constater que lorsqu’une équipe veut gagner même si elle a en face les meilleurs joueurs du Cameroun, elle arrive a gagné. Fovu a eu beaucoup de difficultés avant cette finale mais les joueurs sont restés soudés. Ils n’ont laissé aucune brèche au niveau de leur chaîne de solidarité. Ils ont mis en pratique toutes les consignes techniques, physiques, psychologiques, morales et ont respecté une bonne discipline de jeu. Quand la foi est en jeu, on voit les fruits de cette foi. A la tribune, lorsqu’on a lancé les pigeons, un seul pigeon a foncé vers la tribune. J’ai tendu la main et ce pigeon est venu vers moi se loger dans ma main. Je l’ai lâché, il a tourné et il est venu se stabiliser derrière moi. Dix minutes après le début du match, un journaliste me demande par Sms de faire mon pronostic, et j’ai dit 2-1 en faveur de Fovu de Baham. Nous souhaitons ainsi que toute la région de l’ouest puisse se reconnaître derrière cette équipe et se mobiliser parce qu’une campagne africaine pointe à l’horizon. Il faut que Fovu défende valablement l’image de l’ouest d’abord et l’image du Cameroun ensuite.

Vox pop
Jonas Atsafack commerçant 28 ans
C’est une grande joie pour moi de célébrer la victoire de Fovu. Je la prends d’abord avant tout comme une première victoire de David qui est le digne défenseur de toutes les équipes de l’ouest frustrées ces dernières années par Iya Mohammed et sa bande, contre le grand Goliath qu’est la Fecafoot. J ’apprends que le second round est prévu pour lundi prochain, et du coup, dès que je vais bien me saouler la gueule ce soir, je vais me remettre à prier demain pour que Fovu gagne cet autre combat par K O


Rodrigue Fenkam  agent d’entretien 39 ans
J’ai surtout apprécié le match de la finale de la coupe du Cameroun de Football. Je ne vous ai pas beaucoup suivi mentionner le fait que c’est l’une des meilleures finales de football qu’on joue depuis presque une décennie au Cameroun. Nous qui étions au bar, sans les loupés des réalisateurs locaux, on avait bien l’impression qu’on observait un match du championnat européen. Je pense que maintenant, on va résoudre le problème de Fovu de Baham en étant unanime que cette équipe n’a pas volé sa position actuelle.

Christophe Temfack enseignant 54 ans
Ce n’est plus le commentaire sur la victoire de Fovu qui m’intéresse puisque je savais déjà que cette équipe allait remporter cette finale. Ce qui m’intéresse maintenant c’est la décision de la Fécafoot. Est-ce qu’elle va laisser Fovu monter en Mtn élite 1 et Racing qui a gagné devant tous les tribunaux nationaux rejoindre la Mtn élite 2. Je le dis parce que j’ai encore en mémoire le désastre de Bamboutos. Espérons tout simplement qu’ils vont bien interpréter l’absence de Paul Biya à la tribune lors de cette finale de la coupe du Cameroun et réorganiser leur maison de football au Cameroun

lundi 18 octobre 2010

Coupe du Cameroun: Fovu de Baham renouvelle sa décision de boycotter le match

Coupe du Cameroun
Fovu de Baham renouvelle sa décision de boycott
L’annonce a été rendue publique par le directeur administratif de cette équipe de football.
 La rigueur et la vigueur qui animaient les entraînements qu’effectuent  les joueurs de Fovu de Baham qui depuis plusieurs semaines préparent la finale de la coupe du Cameroun, se sont estompées ce week end. Les joueurs qui sous la houlette du coach Joseph Atangana ont effectué quelques exercices de dégraissage, ne cessaient de scruter du regard, l’arrivée d’un des dirigeants de l’équipe, qui viendrait confirmer la version officielle, qui annonce que l’équipe de Fovu de Baham, ne prendra pas part à la finale de la coupe du Cameroun.
Les joueurs approchés, préfèrent s’abstenir de toute déclaration officielle. C’est un membre de l’équipe qui d’un air pessimiste, se met à interpréter les signes. Sous anonymat, il dit que c’est la première fois, en 17 années de première division avec cette équipe, qu’il constate que les joueurs qui portant préparent une échéance capitale, ont de la peine à toucher à temps leurs avoirs comme les primes d’entraînements et autres. Une nouvelle que confirme Joseph Ouahouo Tama, le directeur administratif de l’équipe de la grotte sacrée de Baham. «Nous sommes dans des sérieux problèmes parce que après la décision de la Fécafoot du 7 octobre, ça a énervé une fois de plus le président qui a retiré toutes les licences, et il semblerait qu’il est entrain de voyager s’il ne l’a pas encore fait. Nous ne savons plus à quel saint se vouer. Si les fonds ne sont plus débloqués d’ici là, nous nous retrouverons dans la triste obligation d’arrêter même les entraînements.» lors d’un point de presse qu’il a présidé le vendredi 15octobre 2010 à Bafoussam, le directeur administratif confirme la décision de Fovu de Baham, de ne plus jouer la finale de la coupe du Cameroun, tant que la Fécafoot ne reviendrait pas sur sa décision de «rétrograder injustement» cette équipe en Mtn élite two.
Un autre revirement qui surprend, lorsqu’on sait que le 22 septembre 2010, le président Kamdem rependant à une lettre de la Fécafoot, a rappelé que Fovu serait bel et bien présente, lors de la finale de la coupe du Cameroun. A ce moment, explique Joseph Tama, Fovu comptait évoluer en première division, en s’appuyant sur la décision des présidents des clubs de la Mtn élite 1 et 2, qui ont conjointement sollicités qu’exceptionnellement cette saison se déroule avec 15 équipes et non 14 comme le prévoyait la Fécafoot. La décision n°009/FCF/CR/2010 signée par les 4 membres de la commission des recours sous la présidence de Abdoulaye Mazou le 7 octobre 2010, considère comme «irrecevable le recours de Fovu de Baham, pour cause de forclusion». Une décision que n’a pas digéré la direction de Fovu qui s’est relancé dans la logique du Boycott de la finale de la coupe du Cameroun.
Honoré Feukouo


Joseph Ouahouo Tama
«Fovu veut rentrer dans ses pleins droits»
Le directeur administratif de Fovu de Baham, explique les raisons du nouveau Boycott annoncé
Que répondez vous à ceux qui pensent qu’il s’agit d’un chantage orchestré par Fovu de Baham, pour obtenir gain de cause et revenir en première division.
Quand vous tapez un enfant lorsque son père est absent, il attend l’arrivée de son père avant de se mettre à pleurer plus haut, pour que son père écoute bien sa voix et vienne calmer sa douleur. Fovu n’est pas entrain de faire du chantage, Fovu est entrain de demander de rentrer dans ses pleins droits. Pour preuve, le problème Fovu étant contraire au problème Racing, si Fovu n’a pas raison, pourquoi devrions nous dire que Racing n’a pas raison. Nous croyons que le comité exécutif suivant les dispositions de l’article 43 alinéa 2 a tranché le problème  de Apejes contre l’équipe du Nord peut être parce que c’est une équipe du Nord. Est-ce que c’est un tord d’être né à l’ouest? Nous pensons que la Fécafoot n’est pas un Etat dans un Etat?  La Fécafoot est là aussi pour rendre justice, et c’est justement pour cela que nous demandons à l’autorité administrative qui est l’autorité de tutelle, qui est là pour tous les camerounais, de rendre le bon droit et de ramener Fovu en première division parce que Fovu n’a aucun problème.
Est-ce la volonté des notables et de l’élite Baham qui ont au départ initié le mémorandum invitant Fovu de Baham de na pas jouer cette finale de la coupe du Cameroun, pour exprimer son mécontentement ?
Dernièrement, le président Iya nous a écrit pour nous demander de préciser si nous allons jouer la finale de la coupe du Cameroun. Le président à pris sur lui de répondre à la Fécafoot que nous jouerons en date et lieu indiqué, tout en espérant que le mémorandum ou la décision prise, ou bien la volonté des présidents des clubs lors de la réunion à Douala, allait être appliquée. Lors de cette réunion qui s’est tenue jusqu'à 2h du matin, tous les présidents de la MTn élite one et two, ont signé qu’il fallait jouer la Mtn élite one, exceptionnellement à 15 équipes cette année, au lieu de 14, pour ramener Fovu dans son bon droit. Nous sommes surpris de voir que jusqu’aujourd’hui, la Fécafoot ne tient pas ça en compte. Nous osons croire que ce sont les clubs qui font la Fécafoot et non l’inverse.  C’est pour cela que nous disons que il s’agirait d’un problème Fécafoot # Fovu et non Renaissance # Fovu. Ou encore moins un problème de droit.
Pourquoi est ce que ces présidents des clubs, ne se sont pas contentés de demander à la Fécafoot de  lire uniquement le droit, quitte à rester sur la base de 14 équipes au départ du prochain championnat?
Lors de la réunion certains ont dit que tous les clubs qu’on avait déjà  valider la décision qu’ils devaient jouer en première division, avaient déjà pris des dispositions. Pour ne pas frustrer les présidents de clubs qui constituent d’ailleurs une bonne partie de l’assemblée générale de la Fécafoot et qui mettent leur argent pour le football, ont dit que certains ont déjà investis pour la première division. Puisqu’ils savent que Fovu n’a pas de problème, ils se sont dits, au lieu de chercher à ramener encore certains en division inférieure, il serait peut être mieux, de ramener tout simplement Fovu dans ses droits. Si les présidents ont siégé et signé, c’est que Fovu n’a pas de problème. Quand vous prenez le PV de la commission de recours, vous allez vous rendre compte que c’est régulièrement 4 personnes qui siègent. Vous savez que même parmi les 4 l’ouest n’est pas représenté. Or 4 personnes siègent on se dit que c’est un peu insuffisant, c’est pour cela que tous les présidents ont exprimés leurs avis.
Propos recueillis par Honoré Feukouo