vendredi 15 juillet 2011

lAdamou Ndam Njoya prône la coalition électorale

L’Udc pour une coalition lors des élections présidentielles
Bafoussam. Adamou Ndam Njoya a personnellement évoqué le sujet lors du conseil exécutif national(Cen) de son parti.
Pour les élections présidentielles qui pointent à l’horizon, l’Udc, qui se présente comme le laboratoire de la démocratie au Cameroun, est partant pour une coalition. Le président national de l’Udc souhaite que les partis politiques d’oppositions qui se veulent démocratiques, se réunissent autour d’un projet commun, et de manière démocratique, qu’ils choisissent l’homme qui va représenter et défendre ce projet lors des futures élections présidentielles. Ceci parce que «l’exercice du pouvoir n’est pas solitaire il doit se faire dans un cadre républicain et concerté»
Adamou Ndam Njoya l’a dit dans son discours devant près de  400 délégués, militants cadres de l’Udc. C’était lors du conseil exécutif national (Cen) de ce parti qui s’est déroulé le samedi 18 juin 2011 dans la salle des conférences de la Caplami à Bafoussam. Le Cen qui est la deuxième instance suprême de l’Udc après, la convention qui se réunit pour élire le président, avait pour principal point à l’ordre du jour, «l’orientation générale de la politique de l’union démocratique du Cameroun (Udc) lors des prochaines élections présidentielles». Les délégués ont approuvé la décision de leur président de nouer des alliances avec les autres partis pour préparer de commun accord la prochaine élection présidentielle, sans dévier de la  politique générale de l’Udc qui met en avant «la transparence républicaine et démocratique.»

  D’après Ahidjo Ahmadou le responsable de la communication de l’Udc, l’autre préoccupation de ce Conseil exécutif national qui se déroule après la reconduction du président Adamou Ndam Njoya à la tête de ce parti, consiste à «choisir les membres du bureau politique et les autres cadres du parti qui doivent travailler à la politique générale de ce parti.» Le président national de l’Udc, s’est toutefois réservé de rendre public sur place, la liste des personnes désignées dans ces hautes instances du parti.
Honoré Feukouo

Dans la douleur, l'Ouest prépare le Hadj 2011




Les imams dénoncent la confiscation du Hadj par le Minadt
Ouest. Ils ont fait savoir leur ras-le-bol lors du passage de la commission nationale du Hadj à Bafoussam.
Les musulmans désireux d’effectuer leur pèlerinage à la Mecque au cours de cette année, ont jusqu’au 31 juillet 2011, pour payer la somme de 1.850.000Frs. Ce montant qui doit être verser dans un guichet unique, couvre tous les frais de transport, de santé et de prise en charge pendant ce voyage qui va durer de la mi-octobre à la mi-novembre. C’est le message principal que la commission nationale du Hadj a délivré ce mardi 14 juin 2011 dans la salle des conférences du gouvernorat de la région de l’Ouest.  Ce séminaire qui a regroupé une soixantaine de personnes, était ouvert au six encadreurs locaux, aux imams et aux 300 potentiels pèlerins de l’Ouest qui se sont inscrits pour effectuer leur pèlerinage cette année.
L’imam Moussa Chamoum de la mosquée centrale de Bafoussam sous les acclamations des imams de l’Ouest, déplore le fait que les célébrations religieuses d’envergure de la communauté musulmane, soient embrigadées  et presque entièrement gérées par le seul et tout puissant Etat camerounais via le Minadt. «Le Hadj est un moment sacré pour le musulman. C’est le cinquième pilier de l’Islam. Pour son organisation tout comme pour l’organisation du croissant lunaire et certaines autres fêtes religieuses, on constate toujours la primauté de l’administration sur le religieux. Ont-ils suffisamment les compétences pour bien assurer le côté spirituel des croyants?»
Hamadou Banoufe le représentant des associations islamiques à la commission nationale du Hadj qui a reconnu que les imams des autres régions posent la même appréhension, a répondu en rappelant que le Minadt qui préside la commission nationale du Hadj est crée le 7 janvier 2003, pour corriger les manquements et la surenchère orchestrée par les opérateurs du secteur privé, qui décourageaient les pèlerins locaux et dénigrait l’image du Cameroun en Arabie Saoudite.
 Pour justifier l’organisation de ce « séminaire de sensibilisation des encadreurs et des pèlerins sur les modalités de participation au Hadj 2011», Boubakari Oumarou le conseiller technique n°1 au Minadt et chef de la délégation envoyée sur le terrain par Marafa Hamidou Yaya, a précisé que la majorité des pèlerins sortent généralement des zones rurales, et méritent une formation adéquate pour représenter dignement le Cameroun dans ce pays étranger.  Actuellement, environ 300  pèlerins de la région de l’Ouest sont inscrits sur la liste de départ.
Honoré Feukouo

Bafoussam. Les employés du Rdpc privés de salaire depuis 30 mois

Les employés du Rdpc réclament leurs salaires
Bafoussam. C’est depuis 30 mois qu’ils n’ont plus perçu le moindre franc.
Les employés du Rdpc dans la Mifi sont fâchés. Ils réclament 30 mois d’aérés de salaire. Tchumdim Marcelline la secrétaire permanente, Wafo Justin l’agent d’entretient et Soh Henri le gardien, ont expliqué leur situation dans une lettre qu’ils ont adressé à René Emmanuel Sadi le secrétaire général du comité central du Rdpc. Ces derniers recrutés par le Rdpc et qui travaillent en permanence au siège du Rdpc à Bafoussam précisent dans cette note qui date du 30 mai 2011, que «C’est depuis le mois de Janvier 2009 que nous n’avons plus reçu nos salaires.»
Approchés, ils assurent que la permanence du parti rapporte énormément et la mésentente entre les présidents des trois sections Rdpc ne facilite pas le partage. En journée c’est à 150 000Fcfa que la grande salle de 1000 places est louée, et à 250 000Fcfa en soirée. Il y a par exemple une structure qui a loué à hauteur de 480.000Fcfa, un appartement du siège comme bureau. «Au cours de ces deux dernières années, les entrées se chiffrent en moyenne à 25millions.» Les entrées sont permanentes et les besoins ne sont pas solutionnés.
Les factures d’énergie électricité impayé à la société Aes Sonel, se chiffrent à 627 925Fcfa. «Pour les cérémonies nocturnes, c’est au compteur qu’on va directement piquer la lumière » approchés les présidents des tris sections n’ont pas voulu s’étendre sur ce sujet qu’ils considèrent comme leur cuisine interne. C’est depuis le 21  février 2008 que les présidents de des sections Rdpc Mifi Centre, Mifi Ouest et Mifi Nord qui partagent le même immeuble siège, se sont réunis chez le notaire de Me Behonk Omoko Emilienne Dominique. D’un commun accord, ils ont décidé de taire leurs divergences et leurs tiraillements en ce qui concerne la gestion de la maison du parti. Jules Hilaire Focka Focka de reçu la caution des autres présidents pour s’occuper des recettes, et de redistribuer les intérêts aux autres afin qu’ils puissent tous avoir un peu de moyens pour réaliser leurs actions politiques sur le terrain. Mr Souop le président de la section Rdpc Mifi Nord nous avoué qu’il n’a rien reçu et qu’il ne sait pas comment tout cela est géré. De son côté, Jules Hilaire Focka assure qu’avec les entrées, il met en priorité la réfection de l’immeuble siège de la maison du parti. En attendant de tout refaire, les employés déplorent la disparition de leurs salaires.
Honoré Feukouo

le Sdf reclame l'abandon de Paul Biya

Le Sdf réclame l’abandon de Paul Biya
Bamenda. C’est l’une des décisions de la dernière réunion du Nec.

«Il ne faut pas être un grand universitaire pour comprendre que la loi n’est pas rétroactive. Nous pensons que M. Biya à une chance de partir avec honneur. Il suffit pour cela qu’il ne se présente pas lors de la prochaine élection présidentielle pour montrer qu’il est un légaliste.» c’est en ces termes que Me Joseph Lavoisier Tsapy l’un des conseils juridiques du Sdf, a résumé la position de son parti adopté sur le débat actuel concernant l’illégitimité du président Paul Biya, tel qu’il a été évoqué lors de la session du comité exécutif national qui s’est déroulé du samedi 11 au dimanche 12 juin 2011.  Cette position officielle du Sdf  transparaît dans le rapport et les résolutions du Nec. Le sujet qui a été le plus débattu, concerne une fois de plus Elecam. Une institution que le Sdf pense qu’elle n’est pas à même de gérer les élections au Cameroun.
Lassés d’écouter le même discours, les membres du Nec étaient en majorité à l’extérieur de la salle des réunions de Ntarinkon à Bamenda, lorsqu’on en parlait. La date du déroulement de la convention du parti qui était fortement attendu, a été vite enveloppée. Le chairman a fait entendre qu’il était difficile de parler de la double convention devant  permettre de remettre en place le bureau et surtout de désigner le candidat du parti lors de la prochaine élection présidentielle, avec Elecam dans sa configuration actuelle, faite pour favoriser le parti au pouvoir. Déçus, ceux qui attendent que le chairman se prononce officiellement  face à ses rivaux déclarés, sont aussitôt sortis pour poursuivre leur débat dehors.
 Ni John Fru Ndi s’est attelé à montrer que le parti se portait bien. Cela ressort des différents rapports des commissions déployés sur le terrain pour restructurer le parti. Ouetchoua Macias le président départemental du Sdf dans la Mifi qui était le rapporteur de la commission déployée dans l’Adamaoua pour restructurer le parti, a par exemple dit qu’avec un bon leadership, le Sdf, peut facilement récupérer les nombreux déçus du Rdpc et de l’Undp dans cette région, pour devenir imbattable même lors des élections locales.
Honoré Feukouo

Mifi. Le Rdpc veut rallumer sa flamme

Le Rdpc veut rallumer sa flamme
Bafoussam. Une réunion de crise a été organisée pour faire taire les divergences.
La xénophobie, le tribalisme, les commérages,  la pratique perpétuelle des coups bas et le non respect de la hiérarchie. C’est sans complaisance que les militants du Rdpc de la section  Mifi centre ont débrayé les problèmes qui en interne, minent ce parti à Bafoussam. C’était du vendredi 27 au samedi 28 mai 2011, lors d’une réunion de réconciliation entre les militants du Rdpc dans la section Mifi centre.une section qui comprend le ressort territorial de la ville de Bafoussam. Samuel Wembé ancien député dans la Mifi et membre de la délégation, a expliqué la propagation de ces maux par une confusion actuelle entre les élections présidentielles et les échéances de 2012, qui commencent par un positionnement individuel et une sélection à la base.
 Emmanuel Nganou Djoumessi qui conduisait la délégation envoyée par le comité central(CC) a commencé par excuser l’absence du Pr Dieudonné Oyono et de Noah Ngono. C’est suite à la suite d’une note signée le 26 avril 2011 par le secrétaire du comité central, que cette commission forte d’une douzaine de membres est venue éteindre le feu qui brûle dans le Rdpc à Bafoussam, depuis deux ans. Le chef de la délégation va rappeler qu’ils ne sont pas venus faire un procès, mais écouter les griefs des parties impliquées pour résoudre le problème.
  Lors de la longue séance de travail qui a duré de 10h à 22h le vendredi, chacun a clamé sa colère. Jules Hilaire Focka le président de la section, a déploré le fait que son autorité est régulièrement bafouée, et la contestation de la qualité de délégué du comité central du Rdpc Mifi centre confiée à Emmanuel Nzété par le C C. Béatrice Kenfack et Hypolyte Tchoutezo respectivement présidents de l’Ofrdpc et l’Ojrdpc, ont déploré le fait que le président de la section répète lors de ses descentes dans les sous-sections qu’ils sont des allogènes à Bafoussam, et renouvelle le bureau des sous-sections les concernant, sans consensus.
Des résolutions adoptées le lendemain, il ressort que les sous-sections vont fonctionner tel que initialement élues en 2007,  sans de profonds réaménagements. Une lecture profonde et expliquée des statuts a été imposée pour permettre aux camps en conflits, de comprendre leurs rôles et missions. Tous ont finalement été invités à travailler de connivence avec Njitack Ngompé Pélé le chef Bafoussam, présent lors des négociations, et présenté comme la principale autorité du Rdpc à Bafoussam, étant entendu que le président de la section demeure l’unique patron dans sa section.
Honoré Feukouo

le gardien viole une fille

Le gardien de l’école viole une élève
Bafoussam. Le bourreau est détenu à la brigade de gendarmerie de Djeleng
Après un Week end passé à l’hôpital régional de Bafoussam sous forte escorte,  Pascal Metchouop est depuis hier lundi 6 juin 2011, gardé à vue à la brigade de gendarmerie de Djeleng V à Bafoussam. Ce dernier a été copieusement rossé vendredi dernier, par les habitants du quartier Djeleng III.  Bernadette l’une des voisines, clarifie: « Nous avons accouru au sein de l’établissement scolaire lorsque nous avons entendu une voix de fille qui criait au secours. Dans les toilettes, on a trouvé le gardien entrain de violer une fillette de l’établissement.» L’incident  s’est produit vers 17h. Arrivé plus tôt que prévu à son lieu de service, le bourreau a usé des malices pour attirer Kengne Makuetche Merveilles Charnelles âgé de six ans et élève au cours préparatoire, dans ses rets pour abuser d’elle. Les riverains qui ont accouru en écoutant les cris de la fillette, ont du escalader la barrière de l’établissement fermé par le présumé violeur, avant de le trouver en pleine action.
Le gardien Pascal Metchouop la quarantaine sonné, n’est pas à son premier forfait. Au cours de ces deux dernières années scolaires, il a respectivement effectué la même besogne sur d’autres élèves du cours élémentaire et du cours moyen première année. Mais pourquoi n’a-t-il jamais été arrêté où tout au moins renvoyé?  Kitio Jean Paul le directeur de l’école publique de Djeleng III B1, dit que« ce gardien avait trouvé un terrain d’entente avec les parents de ses précédentes victimes qui ont refusé de porter plainte et de laisser l’affaire s’ébruiter, tandis que la mairie de Bafoussam 2e  qui avait envoyé cet agent communal comme gardien de l’école, le laissait toujours à son poste. Nous avons juste veillé à ce qu’il ne travaille plus de jour, mais prenne son service le soir à 18h, lorsqu’il n’y a plus d’élèves dans le  périmètre de l’école.» Cela n’a pas empêché visiblement le bourreau de se dénicher une nouvelle victime avant la fin d’année. Lors de sa déposition à la gendarmerie, il a comme excuse laissé entendre entre autres qu’il souffre d’une hernie qui conditionne son quotidien de vie.
Honoré Feukouo   

stade omnisports de Bafoussam. Le Minesep redonne espoir

Le chantier du stade omnisports de Bafoussam
Construction. Le minsep donne 45 jours pour le lancement des travaux

Le chantier de construction du futur stade omnisports de 20000 places à Bafoussam, débute le à la mi-juillet. Avant le début, les techniciens de la China machinery energy disposent de 10 jours pour donner une traçabilité du site sur une carte, et permettre à l’équipe du labo génie, de finaliser les travaux d’étude géotechnique pour évaluer la qualité de la fondation à mettre au sol. Michel Zoa ministre des sports et de l’éducation physique l’a précisé lors de la visite qu’il a effectué sur le site prévu pour réceptionner cet ouvrage à Bafoussam le vendredi 27 mai 2011.
Une descente sur le terrain a permis d’observer le nouveau site choisi pour abriter cet ouvrage. Il se trouve à Kouhekong, quelques mètres après le péage sur l’axe Bafoussam-Foumbot. L’espace a été délimité il y a quelques semaines par une commission conduite par le sous-préfet de Bafoussam Bidja Didier.  C’est un espace de 20ha 266ares.
Le chef du quartier de Kouhekong, Gilbert Kakoué, précise que cette espace entièrement rural, est occupé par 15 ménages d’agriculteurs qui vivent essentiellement des ressources tirées de leurs terres. Le minsep a aussitôt rassuré ce dernier en précisant que le dédommagement de ces derniers est déjà un acquis avec les fonds qui se trouvent déjà au ministère des domaines et des affaires foncières.
Concernant l’ancien site où la pose de la première pierre avait été effectuée en décembre 2009, le minsep a dit que les travaux de mise à niveau du site, devaient engager un surplus de 10 milliards de francs. D’où l’option gouvernementale de trouver un nouveau site plus pratique. Cao Yuejun le chef de projet de la délégation chinoise, a assuré que ce nouveau site après étude, est moins enclavé, et ne possède pas une forte quantité de terre à enlever. Il y a juste une nappe phréatique et quelques rochers à dégager. Ce qui visiblement ne constitue pas un excédent financier aussi énorme que le premier.
 Le minsep au début, visité le chantier de construction de l’ancien stade omnisports de Bafoussam et de la délégation régionale du ministère des sports et de l’éducation physique à l’Ouest. Des chantiers entamés en 1979 et arrêtés depuis des années. Il a assuré que son département ministériel allait s’impliquer même au travers des Bip successifs,  pour achever ces ouvrages.
Honoré Feukouo

«Le stade omnisports de Bafoussam sera construit bientôt »
Michel Zoa. Le Minsep a assuré qu’il est venu pour le projet du stade omnisports de Bafoussam.

L’idéal pour nous était de lancer les travaux du nettoyage du site et du terrassement au début du mois de juin. Notre souci est qu’il ne faudrait pas que la population ait l’impression qu’on fait de la démagogie. Nous voulons effectivement réaliser un stade omnisports ici à Bafoussam. Nous sommes là pour ça. Il y a un cadre juridique et un cahier des charges. L’ancien stade reste et demeure une affaire camerounaise qui va être résolu par le gouvernement camerounais. Dans le cadre de notre collaboration avec la Chine, on a décidé de construire à Bafoussam un stade omnisports. Celui pour lequel la pose  de la première pierre a eu lieu en décembre 2009. Normalement, nous devions être en plein dans les travaux. Malheureusement, après la pose de la première pierre, les études approfondies un sous sol qui ont été effectuées par les services techniques du labo génie, ont révélé un sous sol qui n’était pas approprié. Il fallait d’immenses travaux de débrayage du site, il fallait enlever près de deux millions de terre. Les travaux correspondant à ce volet correspondaient à Dix millions de Francs. Il nous a été demandé de trouver avec l’autorité administrative, un nouveau site. Les études qui ont commencé ont révélé qu’il y a trois rochers et une nappe phréatique qui ne vont pas pour autant nous empêcher de réaliser les travaux ici.
Propos recueillis par HF